» PACTE DE RESPONSABILITE : l’UPA s’engage à créer et sauvegarder des emplois, sous réserve d’une baisse du coût du travail dès 2014

Le président et les vice-présidents de l’UPA, qui étaient reçus le 27 janvier à Matignon, ont annoncé au Premier ministre que les entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité pourraient sauvegarder et créer des emplois dans le cadre du pacte de responsabilité, à la condition que ces entreprises bénéficient d’une baisse du coût du travail dès 2014.

 

Il s’agit de stopper le gâchis actuel qui fait que six entreprises disparaissent chaque heure en France, puis de libérer le potentiel de création d’emploi des entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité (+650 000 emplois salariés supplémentaires entre 1998 et 2008).

 

Le seul moyen d’enclencher ce cycle vertueux est de baisser le coût du travail dès 2014. Ainsi, l’UPA soutient le pacte de responsabilité mais demande que sa mise en œuvre soit avancée, au moins pour les travailleurs non salariés qui aujourd’hui ne bénéficient pas du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE).

 

Dans la discussion sur les modalités d’application du pacte de responsabilité, l’UPA demande au gouvernement de privilégier simplicité et efficacité et de prévoir pour cela l’abandon pur et simple du CICE au profit de la suppression des cotisations d’allocations familiales.

 

En contrepartie, l’UPA est prête à s’engager sur plusieurs objectifs fixés par le Président de la République : développer la formation (en particulier l’apprentissage) au profit de la création d’emploi, améliorer la qualité des emplois, et favoriser les relocalisations par un renforcement des embauches dans l’artisanat et le commerce de proximité.

 

Dans les entreprises de moins de 50 salariés, ces contreparties ne pourront être décidées qu’au niveau des branches professionnelles sous la forme d’objectifs à atteindre, et non entreprise par entreprise ce qui serait inapplicable.

 

A l’issue de l’entretien avec le Premier ministre, le Président de l’UPA a déclaré : «Pour gagner la bataille de l’emploi, la France doit miser sur son économie de proximité. J’invite le gouvernement à faire ce choix, sans tarder».