» Hausse de la CSG : quelles conséquences ?

 

 

 

 

Dans le but de financer la protection sociale sur une assiette plus large que celle des salaires, le Gouvernement s’apprête à augmenter la CSG de 1,7 point et à supprimer en contrepartie les cotisations maladie et chômage.

Ce « rééquilibrage » devrait redonner du pouvoir d’achat aux salariés. En revanche, cette mesure devrait pénaliser, si rien n’est fait, les retraités disposant d’une retraite mensuelle supérieure à 1 200 €. Le Chef de l’Etat a donc demandé qu’une réflexion soit menée pour rechercher des solutions et éviter que les retraités soient trop fortement pénalisés.

 

 

Les indépendants, qui ne versent pas de cotisation chômage, devraient, eux, bénéficier d’une réduction de charges pour compenser cette hausse de la CSG.

Mais aujourd’hui, ni l’U2P ni la CAPEB ne disposent de propositions précises et encore moins chiffrées. C’est donc une question que nous suivons de près.

Cette année, la cotisation sociale généralisée devrait rapporter près de 100 milliards à l’Etat quand l’impôt sur le revenu ne lui en rapporte que 72. A noter que le taux de la CSG était de 1,1 % quand elle a été créée en 1991 et il sera demain de 9,2 % (7,5% actuellement).

 

 

Et pour les retraités de l’artisanat ?

On notera à ce sujet qu’à l’occasion de son congrès annuel, la FENARAC (Fédération des retraités de l’artisanat et du commerce) a demandé à l’unanimité que le pouvoir d’achat et la protection sociale des retraités du secteur (soit 2,1 millions de retraités) soient sauvegardés.
La Fédération demande au Président de la République de ne pas augmenter la CSG de 1,7% sur les pensions des retraités dont le revenu fiscal de référence n’excède pas 1 500 euros mensuels pour une personne seule et 1900 euros pour un couple. Elle souhaite que ces retraités continuent à bénéficier des taux de 0%, 3,8% et 6,6% déterminés selon le montant de leur revenu.
La FENARAC considère que les retraités du secteur ont déjà été lourdement pénalisés avec la suppression de la demi-part des veuves pour le calcul de l’impôt sur le revenu et d’autre part avec la fiscalisation des majorations de pensions pour enfant.

 

La CAPEB 71 soutient les revendications de la FENARAC. Elle sera très attentive aux évolutions de ce dossier et combattra toute disposition contraire aux intérêts des petites entreprises.

 

 

 

L’U2P 71 revendique de nouvelles améliorations !

 

 

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