» Etouffées par les charges, les petites entreprises n’en peuvent plus !

 

sacrifie manifestation du 10 decembre 2013

Mais où est donc cette politique favorable aux petites et moyennes entreprises ?

Contrairement aux affirmations de quelques bonnes âmes, les mesures budgétaires qui ont été votée ne peuvent être considérées comme favorables aux petites et moyennes entreprises. La réforme des retraites va se traduire par une hausse de 0,30% des cotisations vieillesse des travailleurs indépendants qui ne sera compensée qu’à hauteur de 0,15% par la baisse des cotisations familiales. Cette réforme aurait dû être l’occasion d’un effort équitable entre actifs, retraités, salariés du privé et du public. Le rendez-vous est manqué. Cette hausse va s’ajouter au milliard de prélèvements supplémentaires (1,1 milliard d’euros) imposé depuis 2013 aux chefs d’entreprise ayant la qualité de travailleurs indépendants au titre notamment des cotisations maladie.

Par ailleurs, les travailleurs indépendants qui semblent décidément dans le collimateur du gouvernement, ne sont pas éligibles au crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et ne bénéficient donc pas de la baisse du coût du travail (de 4% en 2013 et de 6% en 2014) engendrée par ce dispositif qui est réservé aux rémunérations versées sous forme de salaires.

2014 sera également synonyme de hausses des taux de TVA. Le taux de 7%, applicable aux artisans du bâtiment passera à 10% au 1er janvier (hormis pour les travaux de rénovation énergétique). Ces hausses se traduiront par une baisse de pouvoir d’achat des Français et seront immanquablement suivies par une baisse d’activité.

De surcroît, ces entreprises vont subir une concurrence accrue de la part de ceux qui ne collectent pas la TVA : auto entrepreneurs et travailleurs non déclarés. De quoi compromettre durablement les espoirs de reprise et d’embauchés dans l’artisanat.

Au final, l’UPA et la CAPEB ont estimé qu’il n’y avait ni pause fiscale, ni justice fiscale, mais plutôt la continuation d’une politique gouvernementale défavorable aux entreprises de proximité, et tout particulièrement aux 600 000 chefs d’entreprise de l’artisanat et du commerce de proximité qui ont le statut de travailleurs indépendants. Voilà pourquoi en Saône-et-Loire, nous avons décidé le 10 décembre dernier de manifester aux côtés des artisans, commerçants, TPE et PME. Le matraquage social et fiscal : ça suffit !