» Covid19 > Les aides aux petites entreprises bientôt renforcées !

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Le Ministre de l’Économie a présenté les modalités de l’élargissement des dispositifs du fonds de solidarité et du renforcement des aides bancaires. Ces annonces répondent aux revendications de l’U2P et de la CAPEB. Mais il faudra probablement encore d’autres mesures dans les semaines à venir…

 

L’action de l’U2P et de la CAPEB a payé…

En dépit des premiers dispositifs d’aides aux entreprises sollicités par l’U2P et la CAPEB et mis en place par le gouvernement, plusieurs failles et insuffisances sont apparues, créant de l’incompréhension et parfois de la détresse de la part des travailleurs indépendants et des artisans.

C’est pourquoi l’U2P (dont la CAPEB est membre) est intervenue auprès du gouvernement afin de renforcer l’arsenal de mesures destinées à protéger le tissu économique. Les mesures détaillées par le ministre de l’Économie le 14 avril 2020 vont clairement renforcer le soutien aux entreprises de proximité, même si l’U2P et la CAPEB considèrent qu’il faudra aller encore plus loin.

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Évolution du fonds de solidarité (1500 euros)

  • Pour percevoir l’aide dédiée aux petites entreprises (moins de 11 salariés et moins d’un million de chiffre d’affaires) n’ayant pas fait l’objet d’une fermeture administrative, le critère pour être éligible à l’aide du fonds de solidarité (baisse d’au moins 50% de chiffre d’affaires) reposera sur des bases de calcul plus justes (chiffre d’affaires d’avril 2020 par rapport à la moyenne de chiffre d’affaires mensuel en 2019), permettant à un plus grand nombre d’entreprises d’y prétendre.
  • Ce fonds de solidarité sera ouvert aux entreprises en difficulté, en sauvegarde ou en redressement judiciaire
  • Le plafond de la dotation complémentaire attribuée au cas par cas par les régions sera relevé de 2000 à 5000 euros, avec l’objectif notamment de contribuer à la prise en charge des loyers professionnels des entreprises les plus fragiles.

 

L’U2P et la CAPEB saluent ces évolutions qu’elles appelaient de leurs vœux mais continueront à demander que l’aide de 1500 euros soit accessible aux entreprises qui génèrent jusqu’à deux millions de chiffre d’affaires, et que le volet régional du fonds de solidarité soit éligible aux entreprises sans salarié.

 

Les banques doivent aider davantage les TPE

La montée en puissance des prêts garantis par l’Etat reste poussive avec 10 milliards d’euros de crédits accordés par les banques à ce jour contre les 300 milliards prévus.

Certains réseaux bancaires continuent de faire des difficultés ou de tarder à répondre aux demandes de prêts. Ces réticences ne sont pas admissibles et l’U2P et la CAPEB demandent avec fermeté à l’ensemble du système bancaire d’être solidaire dans cette crise comme les entreprises de proximité l’ont été en 2008 quand les banques ont été mises à mal, et en conséquence d’appliquer strictement et sans frein les consignes du gouvernement.

Selon le Ministre de l’Économie, ” la règle ne doit pas changer : toute entreprise qui a besoin d’un prêt de trésorerie, doit trouver une solution.

En effet, nombreux sont les artisans à témoigner d’un refus de prêt, alors même qu’un prêt garanti par l’État a été déployé dès le mois de mars. Or, ce dernier “n’était pas ouvert aux entreprises en difficulté”, a reconnu Bruno Le Maire, qui annonce l’ouverture du prêt garanti par l’État “aux entreprises écartées jusque-là”.

  • Les entreprises faisant face à un refus de leur banque pourront solliciter une “avance remboursable” de l’État. La mesure concerne les PME “qui ne trouvent pas de trésorerie pour redémarrer”. Elles devront rembourser ces avances “quand elles le pourront et quand elles commenceront à avoir du chiffre d’affaires”.

 

Les assurances doivent aussi se mobiliser

L’U2P et la CAPEB prennent acte des derniers engagements pris par les compagnies d’assurance visant à renforcer à hauteur de 500 millions d’euros leur soutien aux entreprises, à investir 1,5 milliards au profit des PME de la santé et à engager une réflexion sur un dispositif de catastrophe sanitaire.

Cette prise de conscience est tardive et reste insuffisante. L’U2P et la CAPEB demandent aux assureurs une meilleure prise en compte des réalités des entreprises, singulièrement des artisans, des commerçants et des professionnels libéraux, qui pour beaucoup pensaient être assurés face à un tel risque. L’instauration d’une démarche de médiation, à l’instar de la médiation du crédit, serait également nécessaire.

 

190128_Logo U2P 71 (montage avec OP)

 

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