» Conjoncture : le bâtiment en état d’alerte maximum !

Travaux de constructionLes dirigeants de la CAPEB 71 l’ont rappelé lors de l’Assemblée Générale du 27 mars dernier à FRAGNES : le bâtiment est en danger et toutes les cotes d’alerte ont été dépassées… Il y a urgence à agir !

 

Une conjoncture très dégradée…

– L’année 2014 a été mauvaise : – 2 % (3ème année de suite de recul de l’activité…).
– Le début d’année est très inquiétant : beaucoup d’entreprises ont une activité réduite, voire pour certaines carrément plus d’activité !
– Le marché du neuf est fortement impacté avec un recul très significatif des permis de construire.
– Le marché de la rénovation souffre également (les travaux d’économies d’énergie apportent un plus mais qui reste insuffisant pour soutenir l’activité…).
– La concurrence est particulièrement  rude : entre artisans, avec les grandes entreprises, avec les autoentrepreneurs, avec les clients eux-mêmes (qui font de l’auto-construction).
– Le travail au noir explose !

 

Des pouvoirs publics aveugles !

Les pouvoirs publics doivent ouvrir les yeux et arrêter de se rassurer en racontant “qu’il y a des signes de reprise”… Ils doivent surtout impérativement prendre conscience de l’urgence à agir, car ce manque d’activité a des conséquences lourdes pour les entreprises :

– Les trésoreries sont au plus bas et il est de plus en plus difficile d’obtenir des financements .
– L’emploi se dégrade fortement dans le bâtiment :
     > en France : 26 000 emplois détruits dans le BTP  en un an (160 000 en 6 ans)
     > En Bourgogne : l’intérim dans le BTP a reculé de 15,2 %
     > En Saône-et-Loire : 206 emplois salariés détruits en un an
– Les disparitions d’entreprises se multiplient : 15 000 défaillances d’entreprises du bâtiment en 2014 en France. Nous sommes le secteur le plus touché ! Chaque jour, il y a 40 entreprises du bâtiment qui disparaissent !

 

Il faut un “plan Marshall pour le bâtiment” !

Face à cette situation, la CAPEB 71 réclame une vraie ambition pour notre secteur avec un “plan Marshall” pour le bâtiment qui pourrait s’orienter autour de plusieurs mesures phares dont notamment :

1. L’Etat et les collectivités publiques doivent soutenir la relance dans le bâtiment. Pour cela, l’État doit maintenir ses dotations aux collectivités en faveur de l’investissement et soutenir un plan d’investissement national en faveur du bâtiment (les efforts nécessaires en matière de réduction des dépenses publiques ne doivent pas peser sur l’investissement public).

2. Sur le marché de la rénovation, la CAPEB demande, la ré instauration immédiate d’une TVA à 5,5 % pour tous les travaux de rénovation dans le bâtiment. C’est la principale mesure permettant d’avoir un effet immédiat sur la demande, de relancer l’activité et de lutter efficacement contre le travail au noir ;

3. Des mesures fiscales claires et lisibles d’incitation à faire des travaux doivent être prises. Ces mesures doivent aussi être pérennes. par exemple, les critères du CITE à 30 % doivent être fixés pour plusieurs années.

4. Il faut créer un PERL (Prêt Énergétique à la Rénovation d’un Logement), à l’instar de l’ancien « pass travaux » en matière de simplicité d’octroi, qui permettrait aux ménages de bénéficier d’un prêt à taux bonifié pour réaliser des travaux d’amélioration de performance énergétique jusqu’à 10 000 € sans bouquet de travaux. La CAPEB propose que ce prêt soit notamment alimenté au travers des fonds très importants du LDD et du Livret A.

5. Il faut un gel pur et simple de toutes les nouvelles normes de la construction.

Voir les autres mesures demandées par la CAPEB

 

A côté de ces mesures de relance, la CAPEB 71 réclame également des mesures pour libérer les entreprises du poids des charges sociales et fiscales et des règlementations aberrantes qui entravent le retour de la croissance (à suivre).

 

Les pouvoirs publics doivent réagir. On ne peut plus attendre !